Chercheurs invités : ce qui change

La procédure pour faire venir des chercheur-se-s et enseignant-e-s étrangers à l’université a récemment changé.

Jusqu’ici, les professeurs invités étaient payés avec un salaire, sur un séjour assez long d’un mois minimum, qui se prolongeait parfois jusqu’à trois ou quatre mois. Il fallait leur réserver des emplois à l’avance et établir un contrat de travail. Durant leur séjour, ces professeurs étrangers avaient l’obligation d’accomplir un service d’enseignement identique à celui des enseignants-chercheurs en France. Le système manquait de souplesse, et limitait fortement le nombre d’intervenants invités chaque année. Assez atypique par rapport aux habitudes des universités étrangères, il n’était de ce fait pas toujours très clair pour les professeurs invités.

Pour pouvoir inviter plus d’intervenants (tout en gardant un coût globalement constant), la procédure a été mise à plat. Désormais, les chercheurs invités ne sont pas embauchés par l’université. Celle-ci prend en revanche en charge l’aller-retour jusqu’à Lille, le logement, un forfait journalier pour les repas, et l’indemnisation des interventions à 80 euros brut par heure. Il s’agit d’enseignement, d’animation d’atelier, de séminaire, etc. mais pas d’activités de recherche telle que le travail sur un ouvrage ou dans des archives.

La nouvelle formule permet des séjours plus courts : une semaine, deux semaines, ou un mois (avec une durée d’intervention plafonnée à une moyenne de 12 heures par semaine). Elle facilite également le recensement des collaborations avec l’étranger. C’est en effet le service des relations internationales qui se charge désormais des aspects logistiques (instruction des dossiers, lettre d’invitation, réservation du transport). Il incombe à l’UFR ou au laboratoire de saisir les heures prévues et de les transmettre à la DRH.

Les candidatures pourront concerner soit la recherche, soit la formation, ou de préférence les deux. Ce sont les laboratoires qui élaboreront les premières, en tenant compte des axes stratégiques de l’établissement. Les UFR ou les départements élaboreront les secondes, priorisées par leurs conseils. Ensuite, le conseil académique arrêtera la liste des projets retenus. Après cette validation, le nombre d’heures d’intervention prévu ne pourra être modifié. Enfin, pour faciliter le séjour des intervenants, le service des relations internationales a rédigé un guide clair de la procédure, en français et en anglais.

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