Fabienne Blaise

Pourquoi une nouvelle candidature

Réélue le 11 mai à la présidence de l’Université de Lille Sciences humaines et sociales, Fabienne Blaise a lu le texte suivant devant le conseil d’administration.

Mesdames et Messieurs les membres du conseil d’administration,

Pour la seconde fois, j’ai l’honneur de présenter ma candidature à la présidence de l’université de Lille Sciences humaines et sociales.

Il ne s’agit pas pour moi de suivre un cours des choses qui pourrait être considéré comme allant de soi. Certes, la loi de l’enseignement supérieur et de la recherche de 2013 permet aux présidents et présidentes d’exercer 2 mandats de 4 ans. Je reste pourtant convaincue, comme je l’avais dit en conclusion de mon propos il y a presque tout juste 4 ans, qu’une équipe de direction ne doit pas se mettre au service de son université dans l’objectif de s’y installer et de garder jalousement les clés de la maison aussi longtemps qu’elle le peut. Je considère même que nous aurons complètement réussi si nous parvenons à susciter chez d’autres, peut-être moins expérimentés − mais on est toujours inexpérimenté à un moment -, l’envie de participer au développement de leur université, non seulement par leur enseignement et leur recherche − ce qui est assurément déjà beaucoup − mais aussi en s’impliquant pour une fraction de leur vie et de leur carrière dans l’administration de leur établissement.

L’université n’appartient à personne en particulier car elle nous appartient à tous.
Pourtant je me représente. Si j’ai décidé de le faire, ce qui n’était pas pour moi une certitude déjà il y a quatre ans, c’est pour deux raisons majeures, étroitement liées au devenir de notre université dans un contexte très particulier.

Les 3 universités lilloises travaillent désormais concrètement à leur fusion. Deux chantiers sont donc à mener de front, en faisant en sorte bien entendu qu’ils puissent converger.

D’une part, il s’agit de construire l’université de Lille : selon les principes de transparence et de collégialité votés par nos instances, dans le respect de la diversité des formations et de la recherche, diversité qui fera la force de l’université de Lille ; en accompagnant aussi l’ensemble des personnels, qui doivent être les acteurs de ce projet ambitieux et essentiel pour nos universités, notre métropole et notre région.

D’autre part, il ne faut pas se laisser submerger par ce projet majeur au point d’en oublier de poursuivre durant les deux années qui viennent le développement de notre université, dont les formations et la recherche doivent tenir toute leur place et faire valoir tous leurs atouts − et ils sont nombreux ! −, dans la grande université de formation et de recherche qui est en train de naître.
Durant cette période exceptionnelle, cette période charnière lourde d’enjeux et de conséquences, il me paraît important d’avoir une connaissance à la fois globale et précise de l’ensemble des dossiers et des chantiers en cours. Il est important aussi, je crois, de pouvoir travailler dans la continuité afin de donner de la stabilité à un processus dont il ne faut pas se cacher qu’il est complexe et suscite − et c’est normal −, beaucoup d’inquiétudes.

Voilà les raisons qui m’amènent à me représenter. J’ai participé depuis le tout début de mon mandat au processus de création de l’université de Lille, avant même que nos universités décident enfin toutes les trois de se rassembler, et j’en coordonne désormais les démarches. Nous avons voulu aussi enclencher dans cette université qui était devenue un peu morne et repliée sur elle-même, une dynamique qui puisse développer ses forces et son potentiel, les mettre en valeur, ouvrir notre université à son territoire, multiplier nos partenariats et créer de la vie sur nos campus. Ce travail là a été bien engagé, nous avons respecté l’ensemble de nos engagements, mais il n’est pas dans mes habitudes de me complaire dans une autosatisfaction béate, même si le bilan que nous avons présenté en janvier dernier a été voté à l’unanimité par le conseil d’administration : des chantiers n’ont pas encore pu aboutir, pour d’autres on peut toujours mieux faire.

Je ne reviendrai pas sur le bilan, dont les documents qui vous ont été diffusés donnent un aperçu, mais préfère vous donner les orientations qui vont déterminer l’action de l’équipe de direction si vous me faites à nouveau confiance. Elles ne diffèrent pas sensiblement de celles qui ont défini notre démarche durant le mandat qui s’achève, mais il s’agit plutôt de poursuivre et d’approfondir ce qui a été engagé.

En matière de formation, nous sommes toujours face au même défi : mener le plus loin possible tous nos étudiants, si possible vers le master et le doctorat, tout en tenant compte de l’hétérogénéité croissante des publics que nous accueillons. L’université, où les enseignants sont aussi pour beaucoup d’entre eux des chercheurs, est pour tous les jeunes, quel que soit l’objectif qu’ils se donnent, une chance qu’il faut de plus en plus leur apprendre à saisir. L’expérience que nos collègues ont de la recherche leur permet en effet de faire comprendre à tous que le savoir n’est pas un donné à la seule portée de quelques-uns, mais qu’il se construit avec patience, méthode et rigueur et qu’on peut donc se l’approprier, et même contribuer à l’accroître, avec la même patience et la même rigueur. Dans cette perspective, il faut à la fois continuer à développer nos dispositifs d’aide à la réussite, avec pour beaucoup d’entre eux le soutien de la région, à lier de manière toujours plus forte enseignement et recherche et, sans nier l’importance du savoir disciplinaire, favoriser les enseignements transversaux, qui peuvent ouvrir plus largement les possibilités d’insertion professionnelle. Il faut aussi avancer sur une formation pensée désormais tout au long de la vie, avec le développement d’une ingénierie pédagogique qu’elle nécessite de plus en plus.
La diversité de nos formations est une force qu’il faudra bien évidemment continuer à soutenir, comme nous l’avons fait. La diversité de nos langues est aussi un atout majeur pour l’université de Lille, et nous aurons pendant les années qui viennent à conforter notre politique dans ce domaine, en donnant aux étudiants spécialistes la possibilité de se former à plus de deux langues, en poursuivant notre action de coordination des formations en langues pour non-spécialistes et en développant nos enseignements en langues étrangères, avec le double enjeu d’attirer des étudiants étrangers mais aussi de permettre à nos propres étudiants de vivre plus facilement les expériences à l’étranger que nous les encouragerons à avoir.

Pour tout cela, il est nécessaire de continuer à équiper les salles : ce sera encore chose faite cette année, puisque le Conseil d’administration, dans une de ses dernières séances, en a voté la programmation. Une bibliothèque des langues est aussi programmée, qui fera de cet établissement un pôle encore plus incontournable et efficace en matière de formation et de recherche en langues.
La recherche justement. Notre université peut en être fière. La préparation de l’Idex nous a montré, s’il en fallait des preuves, que nous avions des forces remarquables, dans tous les domaines, de la littérature aux sciences cognitives. Les derniers appels à projets nationaux, auxquels il faut pourtant répondre de plus en plus vite, ont démontré que les secteurs les plus divers des humanités et des sciences sociales, associés aussi à des sciences dites plus dures, peuvent se regrouper pour proposer des projets nouveaux et prometteurs. C’est pour cette raison que nous devons continuer à la fois à mettre en avant des thématiques que je dirais porteuses, car désormais clairement identifiées ici et chez nos partenaires, mais aussi à favoriser l’émergence de nouvelles thématiques, sans lesquelles la recherche finit par se scléroser et n’est plus porteuse d’avenir. Cela signifie que nous devons poursuivre et intensifier l’aide que nous pouvons porter aux unités de recherche en matière d’ingénierie, que nous devons toutes les aider aussi à prendre la pleine mesure de ce qu’implique d’être un laboratoire de recherche pour qu’elles puissent prendre toute la place qui doit être la leur dans l’université de Lille. Dans tous les cas, nous devons continuer à renforcer nos partenariats. Nous sommes parvenus durant ce mandat à nouer des liens plus forts avec les collectivités, le monde culturel et le monde économique, qui ont pu constater le dynamisme de nos formations et de notre recherche. Il faut poursuivre cet effort, qui nous assure d’autres soutiens vitaux à un moment où l’État se désengage de plus en plus.

Insister comme je l’ai fait sur le lien entre formation et recherche revient aussi à insister sur la nécessité de penser leur internationalisation. Avant même la création de l’université de Lille, il convient de développer les relations en particulier avec nos voisins les plus proches, encourager la création de doubles diplômes, tout comme les mobilités non seulement de nos étudiants mais aussi de nos personnels. Nous ne sommes pas parvenus à trouver le moyen de mieux coordonner les initiatives, qui restent encore trop souvent individuelles alors qu’elles pourraient bénéficier à d’autres, ou encore trop souvent limitées à la formation sans la recherche et réciproquement.

Nous avons pour ce faire besoin d’améliorer le travail en commun, d’être informés des contacts pris par les équipes pédagogiques, les laboratoires, voire les individus. L’information entre équipe de direction et composantes et laboratoires reste un problème, et dans les deux sens. Quoi qu’on dise parfois, les canaux d’information se sont diversifiés durant ces quatre années. L’université est désormais dotée d’un site web attirant et dynamique, qui donne de l’information et met en valeur ce qui s’y fait. Force est pourtant de constater que des progrès restent encore à faire, même si le problème n’est pas simple. Trop d’information tue l’information ; multiplier les mails venus de la présidence est la garantie qu’ils seront encore moins lus. L’organisation régulière d’assemblées générales destinées à donner de l’information sur les grands chantiers (Université de Lille, Idex) n’attire pas les foules. Nous avons donc réfléchi à d’autres manières de faire.

Plutôt que des assemblées générales par UFR, nous pensons à des réunions régulières plus légères, qui privilégieront les questions. Nous nous engageons aussi à faire revivre le conseil des étudiants, qui ne s’est réuni qu’une fois durant ce mandat, et à organiser mensuellement dès septembre, dans la perspective de ce qui se fera dans l’université de Lille, une équipe de direction élargie aux directrices et directeurs des UFR. Mais notre seule action ne peut pas suffire. Nous avons besoin de l’aide de tous pour tisser des réseaux d’information. Les instances sont des lieux d’information et de débats : les membres réélus de l’ancien conseil d’administration savent que nous y donnons de l’information et qu’à d’interminables monologues du président ou de la présidente, nous avons préféré le débat. Je compte sur les élus et sur les directions de composantes et de départements, qui seront eux aussi systématiquement informés, pour nous aider à diffuser l’information ; je compte aussi sur la vice-présidence étudiante pour nous aider à animer la vie démocratique à laquelle nous tenons tant.

Nous avons eu aussi à cœur de faire vivre nos campus. Je crois qu’on peut dire désormais que c’est fait. Aide accrue aux associations, vie culturelle organisée avec les étudiants, les formations et les unités de recherche, ouverte aussi souvent que possible aux quartiers et au grand public, encouragement de l’engagement étudiant : autant d’actions qui ont contribué à animer et à nourrir intellectuellement nos campus. On peut espérer que l’ouverture de la résidence étudiante côté boulevard de l’ouest dès la rentrée prochaine donnera encore plus de vie, et surtout sur une durée annuelle plus longue, au campus de Pont de Bois. La construction prochaine d’une nécessaire salle de sport, probablement du côté des ESUM, salle de sport dont l’État nous a enfin donné le financement prévu dans le cadre du plan campus, y contribuera elle aussi. La maison des étudiants est quant à elle maintenant sur les rails et devrait voir le jour en 2017-18.

Le projet de learning center, sujet d’inquiétude pendant un temps, reprend ses couleurs et j’en remercie la Région. Je rappellerai que ce projet est essentiel à double titre. D’une part, le Learning center sera le lieu où se concentrera une grande partie de l’innovation pédagogique, avec l’organisation d’espaces propices à de nouveaux modes de travail ; ce sera aussi un lieu de médiation scientifique, qui permettra de faire comprendre à un large public ce que c’est que la recherche en sciences humaines et sociales, et, directement en lien avec cette fonction de médiation, un lien d’innovation sociale : le but est en effet d’y attirer des collégiens et des lycéens pour leur donner l’ambition de faire des études et d’aller à l’université, afin d’obtenir les diplômes qui manquent si cruellement à beaucoup de jeunes de cette région, d’y attirer aussi des gens qui n’osent pas forcément entrer dans une université, pour leur permettre d’accéder à la culture et pour les inciter à reprendre des études, dans une période où il est de notre devoir d’accompagner la mobilité professionnelle, devenue chose courante. D’autre part, ce projet est adossé à un centre de documentation qui est l’un des plus importants de France en matière de SHS (hors Paris) ; c’est aussi la bibliothèque patrimoniale de nos 3 universités, à ce titre précurseur de l’université de Lille ; c’est enfin un des maillons du réseau de LC qui fera la force de cette université de Lille et il est d’ores et déjà à ce titre un argument fort de l’Idex.

Avant de parler de l’université de Lille, et en lien de fait très étroit avec ce projet, je voudrais insister sur la question majeure de la qualité de vie au travail. Une enquête sur les risques psycho-sociaux a été faite, mais il est évident qu’on ne peut pas s’arrêter là. Un groupe de travail est désormais mis en place pour analyser les résultats de cette enquête et nous faire progresser collectivement sur cette question. Le travail avec le CHSCT, difficile au début, faute d’en avoir bien compris les missions, se fait désormais plus naturellement, même si les réflexes doivent être encore améliorés en matière d’information (toujours l’information !).

Il reste que notre université porte un lourd handicap. Une politique très ancienne, sur laquelle je ne reviendrai pas mais dont j’ai malheureusement hérité, fait que les postes d’encadrement sont chez nous très souvent occupés par des collègues qui ont toutes les compétences pour assumer ces responsabilités mais ont un statut qui ne correspond pas à ces responsabilités. Nous avons essayé tant bien que mal pendant ce mandat de rattraper ce décalage : mais il était impossible de revenir partout à la normale tant le problème était vaste. D’autant plus impossible que les promotions internes sont cadrées par le ministère, qui veille, pour des raisons que l’on peut admettre, à ce qu’elles ne soient pas trop nombreuses. J’ai toutefois demandé à ce ministère de nous permettre d’ouvrir plus de concours internes qu’il ne l’autorise d’habitude pendant ces 2 prochaines années pour que ce décalage ne pèse pas plus que de justice lors de la création de l’université de Lille.

Il va de soi que toutes les actions que je viens de présenter dans leurs grandes lignes ont pour arrière-plan l’université de Lille et qu’elles visent à bien préparer cet établissement à la fusion des 3 universités. Il faut notamment faire comprendre à tous qu’ils ne doivent pas se penser comme les petits poucets qui vont se faire dévorer par les deux grands méchants ogres : c’est à force de dire que l’on est petit et faible et de s’en convaincre que d’autres peuvent finir par en être eux-mêmes convaincus. Je l’ai dit tout à l’heure, nous avons des forces que personne ne nous conteste. Il suffit juste parfois que nous sachions mieux les utiliser et mieux les organiser.
Dire, comme la liste qui m’a soutenue l’a fait dans sa profession de foi et comme je l’ai répété dans la mienne, que l’université de Lille est une chance à saisir et non une fatalité à subir n’est pas un slogan, mais une conviction. Sans en minimiser les difficultés, il faut avant tout dire l’ambition de ce projet, qui nous donnera les moyens de mieux remplir nos missions de service public et de devenir la grande université de formation et de recherche que Lille mérite d’être et qu’elle se doit d’être pour ses étudiants. Ce projet repose sur des principes de transparence et de collégialité et sur des engagements, notamment sur l’accompagnement des personnels, dont il ne faut pas dédaigner la portée à moins de penser que les engagements votés par les comités techniques et les conseils d’administration n’engagent que ceux qui les ont votés.

Certes les groupes politiques ne sont plus réunis pour certains depuis l’automne, mais le travail continue et les avancées seront discutées avec nos instances (comité stratégique, CT, CA) en juin prochain. Des groupes projets vont permettre de travailler à la mise en œuvre des propositions qui ont été faites par les groupes politiques, malencontreusement séparés, dans une première étape du travail, des groupes techniques. Chaque proposition sera examinée par les instances et le comité stratégique, composés d’élus de nos 3 établissements, comité stratégique que nous allons réunir de manière plus souple, pour qu’il puisse jouer le rôle stratégique qui est le sien. J’essaierai d’organiser ici régulièrement des réunions d’information, mais, comme je le disais tout à l’heure, je compte aussi sur les élus pour nous aider à faire ce lien, difficile, entre ceux qui détiennent l’information de par leur fonction ou leur mandat et tous les collègues et étudiants qui travaillent à l’université.

Parmi les points d’inquiétude, deux reviennent très souvent : le sort des personnels et le rapport entre le « central » et la « base ».

Pour ce qui relève de l’organisation des services, j’insiste sur le fait que la discussion est dès à présent engagée avec le personnel mais que les organigrammes seront impérativement soumis à l’avis du comité stratégique et à la délibération des CT et des CA. J’insiste aussi sur le fait que l’instance qui s’occupera des mobilités n’a pas pour objectif d’envoyer tout collègue récalcitrant dans d’autres coins de la France, mais de discuter avec les personnels qui ne se retrouveraient pas dans ce qui leur sera proposé. Ce qui m’amène à redire qu’une fusion n’implique pas des suppressions de postes, bien au contraire ; elle a par contre pour conséquence de créer de nouvelles missions. Quant aux éventuelles restructurations de composantes, elles se feront en relation étroite avec les équipes pédagogiques et autour d’un projet de formation : il n’est pas question de mettre tout ce qui se ressemble à peu près dans la même boite, encore moins, comme cela a pu être fait ici dans le temps, de réunir, de bric et de broc, ce qui peut difficilement l’être, mais de travailler ensemble à un projet pédagogique, irrigué, surtout dès le master, par la recherche.

Il faudra bien évidemment être attentif à la manière dont s’opéreront les discussions dans le cadre de cette grande réorganisation. Le but est de susciter l’adhésion, non le découragement. Les 3 présidents ont l’intention de rencontrer eux aussi très vite les chefs de service, comme ils rencontreront aussi les directions de composantes et de laboratoires, pour discuter avec eux de leur façon de voir l’avancement du projet et des difficultés qu’ils rencontrent ou qu’ils prévoient.

Il faudra aussi veiller à ce que l’université de Lille ne devienne pas une grosse machine qui coupe l’administration centrale des différents sites. C’est une préoccupation qui est constante dans les discussions et qui est le souci de tous ceux qui travaillent à ce projet. Nous n’avons pas œuvré ici pendant 4 ans pour donner de la vie aux campus et améliorer la qualité de vie au travail pour accepter de nous retrouver en 2018 dans des campus sans âme, coupés d’une administration boursouflée et lointaine. Une première réponse évidente est que, de toutes les manières, il est matériellement impossible que toute l’administration se retrouve massée au siège, qui n’aurait pas la place de la contenir. Les sites hébergeront des services centraux de l’université de Lille, selon une organisation dont le projet sera lui aussi soumis à nos instances. Les services de proximité (tels que les BAIP ou les SUAIO ) resteront bien évidemment sur les différents sites. Il restera à être vigilant en matière de vie de campus : même si l’université de Lille devra développer une stratégie d’ensemble en la matière, il faudra trouver le moyen d’animer au quotidien les différents campus, chose que ne feront pas seules les diverses composantes réunies sur un site.

Voilà les grandes lignes de l’action que nous souhaitons mener. Je dis « nous » plutôt que « moi, je » parce que la direction d’une université n’est pas le fait d’une seule femme – ou d’un seul homme - mais qu’elle s’inscrit dans une action collective. C’est pour cette raison que j’ai fait le choix, cette fois encore, de me présenter à la condition d’avoir le soutien de mon syndicat et dans le cadre d’une alliance syndicale. C’est pour cette raison aussi que j’ai souhaité réunir autour de moi la même équipe ou presque, qui a travaillé dur pendant ce mandat et que je tiens à remercier. Sans elle, rien n’aurait été possible. Celles et ceux qui ne rempileront pas le font pour des raisons personnelles. Tous m’ont soutenue comme je les ai soutenus, nous avons partagé les responsabilités, les réussites et les difficultés. Cette entente, jusqu’au bout, n’est pas si fréquente, et elle vaut la peine d’être soulignée. Elle est due à une conscience partagée des enjeux, qui n’ont été pour aucun d’entre nous des enjeux de pouvoir, mais la volonté de bien faire dans l’intérêt de notre établissement, de ses personnels et de ses étudiants. Les nouveaux membres de l’équipe, si le Conseil d’administration nous accorde sa confiance, ont la même ambition : celle de servir notre université et de lui donner toutes les cartes pour s’engager en confiance dans l’université de Lille.

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