Une culture ouverte à toutes et à tous [2014-15]

Un chapitre du rapport d’activités 2014-2015 de la présidence, (voir le texte complet en PDF ici.)

Le fil rouge de la politique culturelle a été cette année d’impliquer plus encore toute la communauté universitaire, notamment en montant des projets en partenariat avec les UFR et les services.

Impliquer les services et les UFR

Les exemples sont nombreux. La résidence du jeune plasticien Patryk Chwastek, en octobre-novembre 2014, est à l’initiative de la section de polonais de l’UFR LLCE. La section de japonais s’est particulièrement impliquée dans la résidence de l’artiste Atsunobu Kohira (à l’initiative de la COMUE), tandis qu’un enseignant du département de psychologie est à l’origine du concert de jazz « Trouble Kaze » en février 2015. À la rentrée 2014, l’Institut de recherches historiques du Septentrion (Irhis) et le Service commun de la documentation ont travaillé sur la commémoration de la Grande Guerre (avec notamment un char d’assaut reconstitué par des élèves du lycée Le Corbusier à Tourcoing). Le débat autour de Gilberto Gil avec l’Aéronef, en octobre 2014, a vu l’implication importante de la section de portugais et du centre de formation des musiciens intervenants (CFMI). La section danse de l’université a proposé et organisé, avec le centre chorégraphique national de Roubaix, une master class de l’University of Arts de Philadelphie en janvier 2015. Enfin, le Centre d’étude des arts contemporains (CEAC) a organisé avec l’Ecole Doctorale SHS et le Service de la recherche la semaine internationale de musique électro-acoustique en mars 2015.

De nombreux services sont partie prenante de la construction de cette offre culturelle : Bureau de la vie étudiante, Service commun de la documentation (cafés littéraires, expositions), Service commun d’action sociale (visites d’exposition). Les liens avec le Crous sont poursuivis (accueil de la finale régionale du concours « Musiques de RU » et soutien au concours de la nouvelle).

Valoriser les talents des étudiant-e-s

Il s’agit de faire connaître et de faciliter le perfectionnement des étudiant-e-s les plus talentueux-ses de l’université par différentes actions.

La création de plusieurs UE10 de pratiques artistiques a ainsi permis aux enseignant-e-s et au service Action culture d’en repérer certain-e-s et de leur proposer de se produire en public (concert Mash-up, exposition de peinture, etc.), notamment en juin et les midis pendant le Festival interuniversitaire du spectacle vivant. La troupe lauréate du Festival (en avril) s’est produite cette année non seulement à la Ferme d’en haut (salle de spectacle de Villeneuve d’Ascq), mais également dans une université ukrainienne.

Un travail similaire a été réalisé avec le Bureau de la vie étudiante, à travers sa connaissance des associations étudiantes. Une association étudiante (Gospel on You) a donné un concert de Gospel au Kino-Ciné en décembre 2014, et des associations de danse se sont également produites (sans oublier le concert annuel de l’Orchestre universitaire de Lille).

Enfin, le service Action culture a obtenu un stand pour l’université à la foire d’art contemporain (Art Up !) en février 2015 à Lille Grand Palais. Les étudiant-e-s du master Arts plastiques ont pu exposer leurs œuvres (voire même en vendre pour certain-e-s) et s’immerger dans le milieu du marché de l’art.

Confronter les étudiant-e-s aux artistes

Il est important que les étudiant-e-s puissent dialoguer et créer avec des artistes professionnel-le-s, en particulier pour éprouver la singularité de leur itinéraire et l’exigence que requièrent leurs pratiques. C’est pourquoi l’université fait en sorte que les artistes qu’elle accueille en résidence interagissent avec un nombre important de formations. Par exemple, l’écrivain et historien malgache Jean-Luc Raharimanana a travaillé avec des étudiant-e-s en lettres (atelier d’écriture contemporaine), en théâtre contemporain (un atelier qui a fait l’objet d’une restitution publique au théâtre du Nord) et en histoire (séminaire d’histoire du monde colonial et post-colonial).

De la même manière, les plasticien-ne-s que l’université accueille en résidence sont tenu-e-s de réaliser une œuvre avec le concours des étudiant-e-s. C’était le cas par exemple de Dorothée Selz, accueillie en mars-avril 2015, qui a travaillé avec des étudiant-e-s à la fabrication d’une sculpture comestible exposée dans le bâtiment B. Ce type de collaboration est un format qui fonctionne bien car il n’engage pas les étudiant-e-s dans la durée, mais n’en poursuit pas moins un objectif concret qui fédère les participant-e-s.

Une culture ouverte à toutes et à tous

Les cafés littéraires au Service commun de documentation sont un autre exemple de cette politique, tout comme les ateliers de pratiques artistiques : c’était par exemple le cas de l’atelier de pratique artistique « Une chorale pour rigoler », auquel ont participé personnels et étudiant-e-s et qui a connu un grand succès. Ces ateliers durent en général un trimestre. Cette année, un effort particulier a été entrepris pour que certaines séances (théâtre et musique) se fassent dans certains lieux culturels de la métropole (Rose des vents à Villeneuve d’Ascq, le Garage à Roubaix, etc.) pour mieux immerger les participant-e-s dans le milieu artistique professionnel.

Poursuite des partenariats avec les institutions culturelles de la région

Outre le travail avec l’Aéronef, il y a eu cette année renforcement du partenariat avec l’Orchestre national de Lille : concert pour les 40 ans de l’université et instauration d’un concert annuel réservé aux étudiant-e-s.

Un partenariat a été également mis en place pour supporter le coût du « Prix Amphi », d’abord en élargissant le jury et ensuite en nouant des partenariats avec la bibliothèque municipale de Lille, le Furet du nord (valorisation de l’ouvrage) et lille3000 (organisation de l’événement). Les étudiant-e-s intéressé-e-s ont pu choisir une UE10 Projet de l’étudiant consacrée au prix : une enseignante-chercheuse a analysé les œuvres avec eux-elles, et ils-elles étaient membres à part entière du jury, participant pleinement aux débats. L’objectif de cette refondation progressive du « Prix Amphi » vise à lui assurer un surcroît de notoriété, tout en diminuant son coût parfois excessif pour l’université.

En 2015-2016, un nouveau partenariat avec l’Opéra de Lille permettra d’accueillir une jeune dramaturge autrichienne, auteure du livret d’une œuvre commandée par l’Opéra. Le partenariat avec lille3000 a permis de labelliser plusieurs événements, dont, en particulier, une exposition d’ouvrages anciens (octobre-décembre 2015 à la Bibliothèque universitaire centrale : « Renaissance(s) : sur les épaules des géants »).

Perspectives

Le défi est de parvenir à ce que la communauté s’approprie la culture plus qu’elle ne le fait.

Une artiste, Valérie Mréjen, sollicitée par des institutions universitaires prestigieuses, a choisi le projet de résidence porté conjointement par l’UdL-SHS et Le Fresnoy. Cette résidence, de novembre 2015 à mars 2016, va permettre de travailler avec des formations qui intervenaient encore assez peu et de renforcer les liens avec Le Fresnoy.

Les contraintes bien connues (peu de disponibilités des étudiant-e-s à l’heure du déjeuner, désertification du campus le soir) n’empêchent pas certains événements de bien fonctionner. Mais plus que jamais, ce sont les enseignant-e-s qui sont le levier de l’accès à la culture. La politique sera donc de continuer à impliquer davantage les formations, en particulier celles qui n’ont pas de rapports directs avec l’art, afin de susciter l’intérêt de leurs étudiant-e-s.

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