Université de São Paulo, par Gaf.arq − CC-by-sa-2.0

Relations internationales [2014-15]

Un chapitre du rapport d’activités 2014-2015 de la présidence, (voir le texte complet en PDF ici.)

Renforcer l’accueil des étudiants internationaux

Le Service des relations internationales (SRI) a fait en sorte que les étudiant-e-s étranger-e-s qui arrivent à l’UdL-SHS par les programmes (Erasmus+, ISEP, accords bilatéraux, etc.) ou qui s’inscrivent à l’université individuellement soient accueilli-e-s au même endroit. Le bureau d’accueil des étudiants internationaux (BAEI) est ainsi désormais intégré au SRI.

Le dispositif des référent-e-s RI a été généralisé à chaque UFR (à l’exception de l’UFR DECCID, qui a souhaité que les référent-e-s soient au niveau des départements). Cette mise en place a porté ses fruits, notamment dans certaines UFR qui ont lancé des actions pour que les étudiants internationaux soient davantage intégrés (pots d’accueil, etc.). Elles leur fournissent également des conseils pédagogiques. Il serait maintenant utile d’avoir également un-e référent-e BIATSS qui serait l’interlocuteur-trice du SRI pour une meilleure orientation de l’étudiant-e vers les personnes et services pertinents. Par ailleurs, la possibilité offerte par le service d’accompagner les étudiant-e-s pour les formalités de titre de séjour est de mieux en mieux connue : le nombre d’étudiant-e-s qui y font appel est en nette augmentation.

Améliorer la mobilité et l’attractivité de l’établissement

Pour encourager les étudiant-e-s de l’UdL-SHS à partir étudier à l’étranger, le SRI ne se limite plus à prodiguer des conseils techniques et administratifs, mais travaille activement à faire prendre conscience aux étudiant-e-s que la mobilité internationale, loin d’être réservée à certain-e-s, est une chance qu’il faut saisir. Cet effort s’est traduit concrètement par l’arrivée d’une chargée de mission (mobilité sortante), des réunions d’information, la mise en place de l’UE 10 Mobilité, le travail avec les UFR pour guider dans l’offre de formation des différentes universités qui pourraient accueillir les étudiant-e-s en mobilité.

Le service a également insisté sur l’utilité d’effectuer son séjour dans d’autres pays que ceux traditionnellement plébiscités − Italie, Espagne, pays anglo-saxons… D’autres destinations, comme les pays de l’Est par exemple, sont généralement un « plus » en terme d’insertion professionnelle.

L’augmentation des mobilités est nette dans les UFR où l’implication des référent-e-s Erasmus est forte. Il va falloir donc désormais bien coordonner leurs actions. Concernant l’ISEP (programme avec les États-Unis et le Japon), il est nécessaire d’améliorer le niveau en langue des étudiant-e-s étranger-e-s arrivant en France par ce programme. Il est en effet souvent difficile pour eux-elles de suivre les enseignements. Plusieurs pistes sont explorées : relever le niveau exigé (niveau B1 aujourd’hui), consacrer le premier semestre à une mise à niveau en français à côté de cours enseignés en anglais, développer les tandems (séance entre un-e étudiant-e francophone et un-e étudiant-e étranger-e, qui se déroule à parts égales dans les deux langues).

L’université collabore avec l’UdL-Sciences et technologie pour étendre le label international mis en place par cette dernière, qui valorise la mobilité (à travers des actions similaires à celle de l’UE 10 Mobilité). Dans un premier temps, l’UDL-ST accueillerait nos étudiants pour les cours d’interculturalité prévus pour l’obtention du label international.

Chiffres

La mise en place du nouveau programme Erasmus+ avait conduit à une vague de désistements en septembre 2014, notamment à cause d’une complexité plus grande des dossiers et de craintes sur son financement. Les inquiétudes se dissipent et le phénomène commence à être absorbé. Après deux années consécutives de baisse (2013-2014 et 2014-2015), les chiffres sont ainsi repartis à la hausse à la rentrée 2015. Quant au nombre d’étudiant-e-s qui vont effectuer un séjour à l’étranger en 2015-2016, il est stable par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, le service continue de nouer des accords bilatéraux (notamment avec le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, mais aussi avec l’Algérie, l’Allemagne, l’Argentine, le Chili, la Chine, la Colombie, la Grèce, l’Indonésie, l’Italie, le Maroc, le Mexique, la Russie et la Suède). Les mobilités vers le Québec sont un peu moins faciles, en raison des conditions plus restrictives requises par le Canada. Mais le programme de la Crépuq (Conférence des Recteurs et des Principaux des Universités du Québec) fonctionne bien, avec 17 étudiant-e-s en mobilité. Le chiffre ne peut de toute façon pas trop augmenter car le Québec, anticipant sur une baisse de la natalité, préfère attirer en majorité des étudiant-e-s étranger-e-s payant des droits d’inscription et non ceux et celles qui arrivent par des programmes comme celui de la Crépuq.

Augmenter les diplômes internationaux

S’appuyant sur un appel à projets, le service a participé au financement de onze projets (sur dix-huit présentés) de formation ou de diplôme à vocation internationale. Ils concernent l’Espagne, le Chili, l’Italie, la Grande-Bretagne, la Grèce, le Canada, le Maroc, l’Allemagne, Israël, le Sénégal. Certains sont déjà assez avancés, comme le master de psychologie des processus neurocognitifs et sciences affectives : il existait déjà un double diplôme avec le Portugal, qui va désormais s’étendre à Naples. Le master « Art et responsabilité sociale – International » sera déployé en double-diplôme. Enfin, d’importantes discussions sont menées actuellement avec l’université de Valparaiso au Chili pour mettre en place un double diplôme en musicologie et en philosophie.

Recenser les collaborations internationales des chercheur-e-s

Il est important d’avoir une visibilité claire des collaborations internationales que nouent les chercheur-e-s de l’université pour pouvoir améliorer la stratégie de l’université en matière de relations internationales. Plusieurs rencontres avec les unités de recherche ont permis d’en identifier une partie. Avec la Direction des usages du numérique (DUNE), le SRI vient de mettre en place un formulaire très simple pour que les chercheur-e-s puissent les informer des projets internationaux de recherche en cours, des professeur-e-s invité-e-s (motif de la mobilité, destination, origine, etc.). Cette application, « MOBI », est accessible dans l’ENT.

En effet, des collaborations individuelles sont parfois nouées en ordre dispersé avec une même université, alors qu’une convention de partenariat permettrait de faciliter et consolider dans le temps des relations et d’éventuellement enrichir la collaboration en formation par un partenariat en recherche, et réciproquement. En outre, le SRI connaît bien les différents appels à projets liés à l’international. C’est pourquoi il vaut mieux que les chercheur-e-s l’en informent (ainsi que la direction de la recherche, chacun étant en mesure d’orienter vers des aides complémentaires). Les groupes de travail de l’Université de Lille souhaitent mettre en place un bureau de montage de projets qui intègre les deux dimensions (international et recherche). Le formulaire de recensement des collaborations internationales lancé par le SRI sera vraisemblablement doublé d’actions de sensibilisation vis-à-vis des responsables administratif-ve-s des unités de recherche, en général informé-e-s des collaborations nouées avec l’étranger.

Confirmer le réseau franco-néerlandais

Le nouveau directeur du réseau franco-néerlandais a pris ses fonctions à la rentrée 2015. Outre ses activités habituelles (bourses EOLE − aides à la mobilité des étudiant-e-s de master et des doctorant-e-s −, organisation des rencontres franco-néerlandaises), le réseau a organisé en juin 2015 la rencontre entre l’Université de Lille et l’équivalent de la conférence des président-e-s d’université aux Pays-Bas (VSNU). Parmi les perspectives envisagées, il s’agit d’examiner avec nos partenaires néerlandais la possibilité d’étendre le réseau à la Flandre (en collaboration avec les agences de promotion de l’internationalisation de l’enseignement supérieur, Campus France et EP Nuffic). Un autre axe de développement majeur est le développement de l’enseignement du néerlandais dans le secondaire, et de manière plus générale la formation d’enseignant-e-s en français et néerlandais dans les deux pays.

Déployer les cours en langue étrangère

À la rentrée 2016 débutera un nouveau parcours de M2 en anglais sur la philosophie contemporaine. Pour les étudiant-e-s venant de pays où l’apprentissage du français est rare, venir étudier dans une université française est difficile à cause de l’obstacle de la langue. Certains de ces pays, comme le Japon par exemple, sont pourtant demandeurs de partenariats. Des étudiant-e-s de l’UdL-SHS souhaitent également souvent y séjourner, mais ces pays ne les accueilleront que si nous pouvons recevoir les leurs en retour. Voilà pourquoi il est important que l’université propose des enseignements en anglais pour ces étudiant-e-s, en s’appuyant sur des enseignant-e-s volontaires.

La réflexion sur la mise en place de ces enseignements se poursuit. La présidence a continué de sensibiliser les composantes. Très minoritaires dans l’offre de formation, ils seraient toujours couplés à un apprentissage du français exigeant. La capacité à enseigner en anglais est plus fréquente qu’on ne le croit : certain-e-s enseignant-e-s de l’UdL-SHS sont anglophones, ou ont déjà enseigné en anglais au cours de leur carrière. Les enseignant-e-s volontaires pourraient bénéficier de formations. Il existe des formations qui accueillent des étudiant-e-s étranger-e-s sur lesquelles s’appuyer (Mitra, arts et responsabilité sociale internationale…).

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