Recherche [2013-14]

(un chapitre du rapport d’activité de la présidence 2013-2014)

Cette année, une grande partie des efforts de l’université en matière de recherche a été consacrée à travailler avec les autres laboratoires des universités lilloises, sur la fusion et d’autres projets majeurs (voir « L’université dans le territoire »). C’est dans ce cadre qu’a été organisée la première journée scientifique interdisciplinaire sciences-santé-société en avril 2014. D’autres actions ont évidemment été menées.

Une politique scientifique claire

La recherche de l’université est structurée autour de trois axes : santé-éthique-vulnérabilité, image-visuel, processus de création et d’innovation. Pour l’encourager, un mécanisme permet d’affecter une fraction du budget de la recherche à ces trois axes (le bonus qualité recherche) via un appel à projets (thématique). Le but n’est pas seulement de rendre visibles les points forts de l’université, mais de favoriser l’émergence de nouvelles thématiques de recherche entre disciplines, laboratoires et équipes.

Les réponses à l’appel à projets en cours, lancé début octobre 2014, seront soumises à la commission recherche le 5 décembre. Le précédent appel à projets avait permis de financer sept projets. Ils associaient en général des équipes d’au moins deux laboratoires.

Renforcement de l’axe santé-SHS

Pour l’université, l’axe santé-éthique-vulnérabilité est un axe scientifique prioritaire. C’est pourquoi une vice-présidente déléguée à la Santé-SHS est venue renforcer l’équipe début 2013.

Recensement des équipes

L’année universitaire 2013-2014 a été consacrée à établir un état des lieux des forces en présence et des recherches de l’université. Ce recensement a permis de répertorier l’ensemble des personnels, doctorants, post-doctorants ayant d’ores et déjà une activité scientifique dans ce domaine ou prévoyant de s’y investir au cours du prochain contrat quinquennal. À ce jour, plus de 230 personnes ont manifesté leur intérêt. Elles sont issues de disciplines très diverses et de dix unités de recherche. Lors du dernier contrat quinquennal (2009-2014), ces équipes ont obtenu plus de 80 contrats, pour un montant total de 4,3 millions d’euros.

Animation scientifique

L’université a organisé trois réunions collectives et des rendez-vous individualisés avec chaque unité pour mieux cerner les attentes et objectifs des personnels impliqués, et ce notamment pour le prochain contrat quinquennal. L’une des principales requêtes était d’organiser des ateliers thématiques, afin de partager les expériences des uns et des autres et de fédérer les chercheurs autour de problématiques innovantes et pluridisciplinaires. À ce jour, en concertation avec les membres du groupe de travail santé-éthique-vulnérabilité, huit ateliers sont prévus pour l’année 2014-2015. détails

Promouvoir les recherches

Une des activités de l’université en 2013-2014 a également été de promouvoir les recherches en sciences humaines et sociales ayant trait à la santé. C’est le cas par exemple au sein du pôle de compétitivité NSL, dont l’université Lille 3 est membre fondateur. Ce dernier soutient l’innovation dans le domaine de la nutrition, de la santé et de la longévité au travers de projets de recherche et développement détails. Désormais, les recherches en sciences humaines et sociales vont y prendre toute leur place puisqu’en septembre 2014, ce pôle a lancé un comité permanent sur le comportement (comportements alimentaires et vis-à-vis des produits de nutrition-santé). Des réunions de concertation entre les mondes industriel et académique seront mises en place dès 2015.

Lille 3 coordonne également l’axe sciences humaines et sociales de l’un des huit sites français de recherche intégrée sur le cancer (le SIRIC ONCOLille). C’est dans ce cadre que Lille 3 a organisé trois journées pour présenter des recherches en santé-SHS à des médecins, chercheurs en biologie fondamentale, etc. Par exemple, l’une des thématiques portait sur la résistance des tumeurs aux traitements : comment la vivent les patients et leurs proches, quels sont les facteurs de risque biologiques, sociaux, etc.

Les membres du laboratoire d’excellence consacré à la maladie d’Alzheimer (Labex Distalz) issus de Lille 3 ont également mené plusieurs actions. Ils sont intervenus lors des universités d’été de l’espace de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer, en septembre 2013 et en octobre 2014, concernant deux des quatre axes de recherche du Labex.

Enfin, l’université est aussi membre de l’Espace de réflexion éthique régional (ERER) du Nord pas de Calais. détails Elle s’est ainsi engagée dans des actions de médiation scientifique qui s’adressent à un large public autour de questions de société particulièrement controversées. Des enseignants-chercheurs de Lille 3 ont ainsi participé cette année à deux des quatre controverses publiques de l’ERER dans le cadre du débat national sur la fin de vie.

Favoriser les dépôts de projets internationaux

Les appels à projet sont aujourd’hui au cœur du financement de la recherche. Afin que ce mode de financement continue de se développer, l’université a entrepris un certain nombre d’actions.

D’une part, elle a organisé des réunions de sensibilisation auprès des directions de laboratoires et des élus. Le but était de bien informer sur les différents programmes et leurs particularités : ERC, HORIZON 2020 et agence nationale de recherche (ANR), et sur les grandes priorités scientifiques nationales en train d’être définies (stratégie nationale de recherche). Cette information a porté ses fruits : le nombre de projets ANR déposés a augmenté cette année (42 projets déposés en 2014 contre 26 en 2013).

Le nombre de dépôts de projets est d’ailleurs pris en compte dans le budget qu’alloue l’université à chaque laboratoire. Depuis deux ans en effet, la répartition du budget de la recherche se fait notamment en fonction de la production scientifique, sur des critères clairs, discutés et approuvés en commission recherche. Les deux autres universités lilloises ont mis en œuvre un fonctionnement similaire.

D’autre part, l’université a fourni une assistance aux chercheurs qui déposaient des projets, notamment grâce à l’arrivée d’une ingénieure de recherche financée par LMCU. Un projet interdisciplinaire dans le domaine de l’image a été monté pour le prochain Contrat de Plan État-Région et un soutien a été apporté à un projet monté par la MESHS dans le même cadre.

Partenariats avec les collectivités locales

L’université a mené un important travail pour faire reconnaître l’importance et la qualité de sa recherche auprès des collectivités locales. Le nombre des contrats doctoraux, multiplié en 2012-13, a pu être globalement maintenu en 2013-14, grâce au soutien de LMCU et du Conseil régional (13 en 2012-2013, 23 en 2013-2014 et 22 en 2014-2015). En 2013-2014, le financement alloué par LMCU à la recherche a permis de financer onze projets portés par des chercheurs de Lille 3.

Lille 3 est en outre partie prenante des réunions qu’organise LMCU autour de son schéma métropolitain de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Valoriser et renforcer la visibilité de la recherche

Pour la première fois en 2014, Lille 3 − en partenariat avec la COMUE Lille nord de France −, a accueilli sur son campus Pont de Bois la Fête de la science, une manifestation où les sciences humaines et sociales sont trop rarement présentes. Par ailleurs, un grand nombre d’actions de médiation scientifique sont réalisées par le Learning center (voir la partie « Culture et animation du campus »). Mais il reste encore beaucoup à faire pour valoriser les recherches de l’université. Le projet prioritaire est que l’ensemble des enseignants-chercheurs et chercheurs, post-doctorants, doctorants et Biatss de Lille 3 aient systématiquement une page professionnelle et figurent dans un annuaire public de l’université. Il est en train d’être mis en place dans le domaine de la santé, ; l’infrastructure technique est prête, et des thésaurus vont être choisis pour décrire les thématiques de recherche.

Un autre projet essentiel est d’encourager les enseignants-chercheurs à déposer beaucoup plus leurs publications scientifiques dans le portail Hal. Tous les laboratoires ont été contactés. En fonction de leurs besoins, l’université a organisé des réunions de présentation ainsi que des formations en 2013-2014.

Autres actions

En mars 2014, le fonds littéraire (7000 documents) de l’Institut néerlandais de Paris a été transféré à la bibliothèque universitaire de Lille 3. Cette dernière va également accueillir en janvier 2015 la rédaction française de L’Année philologique, une publication internationale de référence, qui répertorie chaque année les travaux scientifiques sur l’ensemble des sciences de l’Antiquité .

Un chargé de mission va finaliser le recensement des revues publiées par les laboratoires de Lille 3. L’université cherche à rationaliser ses aides à la publication. Elle souhaite également faire en sorte que ses revues obtiennent l’un des labels existants (ceux de l’AERES, du CNRS,…)

Sigles

LMCU : Lille Métropole Communauté urbaine
BIATSS :Bibliothèque, ingénieurs, administratifs, techniciens, social, santé

MESHS : Maison européenne des sciences de l’homme et de la société

AERES : Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur

NSL : Nutrition-Santé-Longévité

ERER : Espaces de réflexion éthique régionaux

ERC : European Research Council

COMUE : Communauté d’universités et établissements. Voir le chapitre « L’université dans le territoire »

 

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